Vis ma vie d'entrepreneur

D’ingénieur à entrepreneur de la mode : mon témoignage dans le journal INSA Alumni

entrepreneur de la mode
Vis ma vie d’entrepreneur de la mode. 

Nouvelle catégorie blog : je vous raconte dans les articles « Vis ma vie d’entrepreneur » mes aventures humaines et professionnelles ! Ici je vous partage ma vision sur ma place en tant qu’entrepreneur  de la mode de la génération Y; j’ai eu la chance de pouvoir témoigner dans le journal des diplômés de mon école (INSA) au sein du dossier Les ingénieurs génération Y et Z .

« Diplômée 2015 en Génie Mécanique, j’ai décidé de changer de voie suite à mon passage à la Filière Etudiant Entreprendre de l’INSA Lyon : j’ai monté ma marque My dear Claude qui
propose des cols amovibles à clipper, que je gère depuis 3 ans maintenant. J’ai souvent entendu dire que la génération Y ne voulait pas de voie toute tracée; aujourd’hui en tant qu’entrepreneur de la mode, mon métier n’a rien à voir avec l’ingénierie, mais je ne regrette aucunement ma formation puisqu’elle m’a appris à travailler de manière rigoureuse, à faire des choix de façon rationnelle en m’appuyant sur des faits et des données plutôt que sur une inspiration créative.

D’ingénieur mécanique au col Claudine : pourquoi ce changement brutal d’univers ?

C’est vrai qu’au vu de mes études, a priori rien ne me prédestinait à me lancer dans la création d’une marque de mode. Comme mentionné ci-haut, j’ai eu la chance d’intégrer en fin de cursus la Filière Etudiant Entreprendre de l’INSA Lyon. Durant cette formation, j’ai pu monter avec une équipe, dont j’étais chef de projet, un projet de création d’entreprise le temps d’un semestre (projet qui, soit dit en passant n’avait rien à voir avec mon entreprise actuelle ; nous avons travaillé sur un distributeur automatique de plats frais et équilibrés pour les PME qui n’ont pas de cantine). Cela m’a permis d’apprendre les bases de la création d’entreprise et les phases de développement d’un produit, depuis l’idée jusqu’à sa sortie sur le marché, et à considérer le client durant tout ce processus.

Une fois mon diplôme en poche, je me suis mise en recherche de poste en tant qu’ingénieur. Je cherchais une activité très transversale, à travers laquelle je pourrais contribuer au développement d’un produit, tant sur l’aspect marketing qu’en recherchant des solutions et procédés pour le réaliser. Tellement transversale que je me suis aperçue que ce qui me
tenait réellement à cœur, c’était tout simplement de monter un projet de A à Z, de créer mon entreprise.
Je gérais déjà une boutique en ligne d’accessoires de mode que je créais pendant mes études. A l’automne 2015, je lançais mes premiers modèles de cols amovibles, alors que ce projet n’était encore à l’époque qu’un « à côté », puisque je cherchais un emploi. A ma grande surprise, les cols se sont vendus. Alors j’en ai fait d’autres, et ils se vendaient encore. Ça a fait tilt dans ma tête : et si c’était le bon moment de tenter l’aventure ? J’avais une opportunité qui s’offrait à moi, bien qu’un peu inattendue. J’ai dû faire un choix entre sagesse et passion : je vous laisse deviner laquelle de ces deux options l’a emportée.

Décision prise, et avec le soutien de mes proches, My dear Claude a vu le jour le 21 janvier 2016.

entrepreneur de la mode

Souvent on me demande si je regrette mon choix d’étude : la réponse est non ! Même si la théorie ne me sert pas au quotidien, c’est un cursus formateur qui m’a énormément apporté
au niveau humain. Je pense que mes 5 années passées à l’INSA ont développés des capacités qui me sont aujourd’hui indispensables dans mon métier, et les personnes que j’y pu y rencontrer ont contribuées à forger la personne que je suis aujourd’hui, humainement comme professionnellement.

Ce parcours m’a finalement menée vers entrepreneuriat, peut-être pas de la manière la plus cohérente qu’il soit, mais c’est ce parcours qui m’a permis d’aboutir à un métier dans lequel je suis aujourd’hui pleinement épanouie.

En quoi je me reconnais particulièrement dans la génération Y

Je crois que je dois le reconnaître : j’appartiens réellement à la génération Y. Ce qui me plaît réellement dans ce que je fais, c’est la polyvalence, la non-routine, le fait d’en apprendre tous les jours et de pouvoir constater réellement l’impact de mon travail. Quand je réfléchis à un nouveau produit, il s’écoule quelques semaines avant de le retrouver en ligne, disponible à la vente sur mon site internet. Je suis une impatiente née, j’aime que les choses avancent vite et voir rapidement le résultat de mon investissement. C’est à la fois stimulant et épanouissant. Je ne m’ennuie jamais.

Bien-sûr, ce choix n’a pas été sans compromis : j’ai dû renoncer à toucher un salaire et tout autre revenu (pas de chômage à la sortie de l’école…), retourner vivre chez mes parents et ne pas compter mes heures de travail. Mais cela a été de maigres sacrifices comparé à tout ce que mon quotidien d’entrepreneur de la mode peut m’apporter. Je suis née avec le numérique et les réseaux sociaux, je n’ai donc pas échappé à l’apanage du au monde digital. C’est effectivement via ce canal omniprésent dans notre quotidien que j’ai choisi de développer mon business.

Cela m’a paru logique, et presque simple (pas tant, avec du recul) : un moyen accessible de toucher un large public national, voire internationale, puisque aujourd’hui avec les réseaux,
n’importe qui peut devenir un média et diffuser de l’information. »

 

J’espère que mon analyse à travers ce petit témoignage vous aura plu !

Kiss peace love et follow your dream 

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